dimanche 19 juin 2011

Une journée de courtisan.

Vendredi après-midi, je suis allé, sur ma fière monture, à la campagne dans un des châteaux des princes électeurs de Bavière. Un peu au nord de la ville, accessible en S-Bahn (le RER local) tout en étant déjà en dehors de Munich, la petite bourgade de Schleißheim abrite une des splendeurs des châteaux de Bavière:
Après avoir patienté dans la grande galerie, où j'ai pu admirer avec Timothée des tableaux de Rubens, j'ai eu le droit de rentrer dans la chambre du roi. Malheureusement, trop tard! Le lever du roi était déjà fini... Nous avons eu beau le chercher, impossible de le trouver!
En fait, le roi devait loger en ville, car il n'y avait quasiment aucun meuble dans tout le château: seulement le lit du roi et celui de la reine, mais par contre, la collection de peintures était impressionnante. Le château a été construit sur le modèle français et en effet, par certains côtés, il m'a souvent rappelé un château proche de Paris dans une bourgade sans prétention qui a souvent pu s'enorgueillir de ma présence.
Nous sommes repartis en fin d'après-midi après avoir flâné dans le parc.
Le soir, pour me délasser, je suis allé à l'opéra pour voir une représentation d'Aïda. Verdi, c'est exquis! Et la marche triomphale, un régal!
2h30 de show pour un prix inférieur au cinéma!

vendredi 17 juin 2011

Dachau

Mercredi après-midi, n'ayant pas cours (décidément, il travaille quand celui-là?), j'ai été dans la ville de Dachau, tristement célèbre pour son camp de concentration. Construit dès 1933, c'est un des tous premiers, il a accueilli jusqu'à 75 000 détenus. 
Les fours crématoires
Après la guerre, le camp a été pratiquement entièrement détruit, et ce qu'on peut voir de nos jours, c'est, pour la plupart des bâtiments, des reconstitutions à partir de témoignages. Bilan de cette visite:
 Puis je me suis promené dans la vieille ville de Dachau: cette ville, située sur une colline au bord de l'Amper, offre une très belle vue sur Munich.
 On voit, plein sud, les Alpes: je reconnais que pour les voir sur la photo ci-dessus, il faut vraiment le savoir. Le centre ville accueille une église et un château du XVIII° siècle. Le château servait de résidence d'été à la famille Wittelsbach, les princes électeur de Bavière. Dans le "Hofgarten", c'est à dire le parc, il y a une roseraie.
Aujourd'hui, le rez de chaussée du château a été transformé en restaurant chic. On peut encore visiter la salle de bal lors de visites organisées.

mardi 14 juin 2011

Sal(z)bourgeois!

J'en ai vu plein, ce week-end de la Pentecôte. J'ai été dimanche, avec 4 amis élèves ingénieurs, dans la cité natale de Mozart. Nous sommes partis dimanche matin, avec le Bayern Ticket (29€, valable pour 5 personnes toute la journée): ce ticket, valable dans toute la Bavière, est aussi valable jusqu'à Salzbourg. De toute façon, vous savez, pour nous, l'Allemagne, l'Autriche, c'est un peu la même chose  (C'est exactement ce que dit mon frère, Anschluss!). Nous avons commencé notre tour dans la ville (je ne sais pas si on peut dire visite, car nous ne sommes rentrés dans quasiment aucun bâtiment) par le  palais Mirabell, construit par un prince-archevêque de la ville (la plus haute autorité de la ville jusqu'au début du XIX° siècle) pour sa maitresse.
Puis nous avons continué par le couvent des capucins d'où on a une très belle vue sur la citadelle. Juste à côté se trouve une maison où a habité Stefan Zweig. La grande majorité des maisons dans la ville porte des plaques signalant la naissance ou le passage pour quelques temps d'un homme illustre. Outre les plaques pour les logements de la famille Mozart (la maison natale de Wolfgang Amadeus a été conservée), on trouve des plaques pour Karajan, né lui aussi à Salzbourg, tout comme Doppler qui y a fait beaucoup d'effet (/* désolé pour cette blague d'ingénieur*/).
Nous avons continué notre découverte de la ville par la visite de la cathédrale, là même où Mozart a été baptisé, rendez-vous compte! Tiens, moi aussi j'ai été baptisé dans la cathédrale de ma ville natale, mais j'ai bien peur que la comparaison s'arrête là...
Vint l'heure du repas, et la grande question: où manger? En bons ingénieurs, nous avons dû nous adapter aux désidératas de tous et nous avons choisis un "restaurant" qui ne convenait à personne: pas de jaloux! Nous avons continué notre journée sur les collines de la ville, d'où la vue est exceptionnelle: jugez par vous-mêmes:
  Ainsi se clotura notre sympathique promenade en Autriche. Dernière curiosité de la ville, l'abbaye de Nonnberg, qui a accueillie Maria von Trapp (La Mélodie du bonheur) en tant qu'institutrice pendant son temps de postulat.

mercredi 8 juin 2011

Alsacez-vous!

Pour le week-end de l'Ascension, Quentin m'avait invité à faire une randonnée, avec de ses amis, le long de la route des vins en Alsace. A l'origine de cette route touristique, il y a un rallye automobile: il s'avère en effet que notre randonnée fut parfois une course contre la montre...
Nous sommes partis de Munich pour Stuttgart mercredi soir: j'ai pu aller dormir chez Nicolas. Ce fut un passage éclair à Stuttgart, qui m'a quand même donné très envie d'y retourner.
Jeudi matin départ vers 7h de la gare de Stuttgart pour une arrivée avant 11h sur la véritable ligne de départ: Strasbourg. Premier ravitaillement: pour profiter de la gastronomie alsacienne, on a été mangé dans... une crêperie: bon, en même temps, par rapport à Munich, on était complètement à l'ouest!
Puis direction Obernai pour le premier tronçon à pieds jusqu'au Mont Sainte Odile. Première confrontation avec les autochtones avec qui la conversation s'avère difficile, du fait de leur accent assez prononcé. Comme toute bonne première étape, c'est un contre-la-montre: il faut arriver avant 18h au sommet, ce que nous accomplissons avec brio en arrivant à 17h58, deux minutes avant le début de la messe...
Coucher de soleil sur les Vosges
Après une nuit fraîche, nous sommes contraints de lutter au sprint ( et à l'usure) avec l' "aimable" chauffeur de car qui doit nous emmener à Sélestat pour la suite de notre périple. A Sélestat, nous prenons une autre navette pour le Haut-Koenigsbourg, le château de l'empereur Guillaume II de Prusse.
La suite de notre course nous a conduit à Ribeauvillé où nous avons pu ravitailler: courses au Leclerc! Puis j'ai troqué ma casquette (indolent compagnon de voyage) pour le bonnet de bain. Nous avons été à la piscine, qui pour nous autres, fans de sensations fortes, s’avérait être la piscine idéale parce qu'elle avait un super toboggan (trop fou)!
La nuit venant, nous avons été forcés de dresser un bivouac sommaire. C'est ainsi que le lendemain matin, un samedi donc, nous avons été réveillé à 6h du matin par la scierie qui se trouvait à 100 mètres de l'endroit où on avait planté nos tentes! Objectif avant le déjeuner: arriver à Riquewihr, classé parmi les plus beaux villages de France. Pour cela, étape obligatoire à Zellenberg pour faire le plein (d'eau, bien sûr!). Alors, si un jour par le plus grand des hasards, vous vous retrouvez à Zellenberg à l'heure d'un repas, faites moi plaisir, n'allez surtout pas à l'auberge du "Schlossberg": le propriétaire a refusé de nous remplir nos gourdes!
A Riquewhir, comme l'horloge tourne, tic tac, pause déjeuner. C'est là qu'un de mes amis tique car les tiques font leur apparition. Pendant que le cuisiner en toque prépare notre commande, Quentin, sûrement sous l'emprise d'un TOC, s'empare d'une pince à épiler et, tak tak, élimine les tiques de l'équation.
Puis nous reprenons notre route (enfin celle des vins plutôt!) pour aller à Kaysersberg.
A Kaysersberg, nous devions prendre une correspondance en bus que nous n'avons jamais trouvée. Heureusement, plein de ressources, nous avons pris un bolide d'un tout autre style: un van écolo conduit par deux authentiques faucheurs volontaires. Nous avons eu toute la soirée pour se promener dans la ville de Colmar, la "petite Venise": c'est vrai, il y a un canal, et avec beaucoup d'imagination, ça ressemble!
Dimanche, après une nuit au camping de l'Ill (c'est pas les flots bleus...) à l'emplacement 45 ("salut le 45!"), nous avons pu visiter le musée Unterlinden et voir le magnifique triptyque d'Issenheim.
C'est ainsi que s'achève notre périple en Alsace. C'est typiquement le genre de week-end que je trouve sympa: en gros, c'est encore mieux que d'être en mode calé avec ses potes!

mercredi 1 juin 2011

Je rentre du séminaire

Attention, il n'y a pas de faute de frappe dans le titre: c'est bien un "d" et non pas un "a". Ce week-end, je suis allé au séminaire de la fraternité St Pierre, à côté du lac de Constance, pour l'ordination diaconale (en vue de la prêtrise) d'un ami.(Pour ceux qui n'auraient pas compris la phrase précédente, cliquez ici et ici).
La cérémonie avait lieu samedi et n'a duré "que"... 2h30
Ce fut un week-end très sympa, un peu différent des autres.
Ce qui a aussi marqué mon début de semaine, si vous n'avez pas Facebook, c'est le buzz du moment: la telecomusicale. Du pur bonheur, déjà 36 500 vues sur Youtube!

lundi 30 mai 2011

Une semaine avec Johnny

La semaine dernière, de lundi à vendredi, c'était au tour de mon frère Jean de venir me visiter! Il a d'ailleurs eu l'occasion de croiser Charles à l'aéroport. J'ai donc retrouvé Johnny vers 19h pour un premier tour en centre ville. Le lendemain matin, je me suis un peu senti "l'idole des jeunes", en passant la journée avec Jean et ses amies. Nous avons continué à visiter le centre ville, quelques musées (Judisches Museum, ...) puis nous avons été "cherchés les anges" dans les églises de la ville et admirés les statues de "Marie".
Mercredi, Johnny m'a lâché pour aller à Dachau avec ses amies. Alors qu'ils arrivaient "aux portes du pénitencier", moi, "seul", comme "un chanteur abandonné", je suis monté sur mon vélo et "l'envie" m'a pris de me laisser guider par le phénomène physique de déviation vers l'est. J'ai été vers des lacs de l'est de la ville où de nombreux badauds se baignaient: le Feringasee et le Heimstettenersee (qui bien que leurs noms finissent pareil n'ont pas du tout "quelque chose de Tennessee").
Jeudi, à l'université, les drapeaux étaient en berne. La veille, un soldat allemand est décédé dans une embuscade en Afghanistan. Le soir, après les cours, j'ai conduit Johnny à l'Olympia(park). Même si la flamme olympique ne brûle plus sur Munich, ses habitants aimeraient bien de nouveau "allumer le feu" pour les jeux olympiques d'hiver de 2018. Même si Munich semble en meilleur position qu'Annecy, la ville qui est la favorite pour le moment est Pyeongchang en Corée du Sud: décision du CIO le 6 juillet prochain.
Fin de la tournée de Johnny vendredi par un passage à la Residenz où je n'ai pas ramené "ma gueule" pour préparer mon sac pour le week-end.

lundi 23 mai 2011

Un week-end curatif

Ce week-end, mon frère Charles est venu me visiter! Après un tour dans le centre-ville (sans moi malheureusement) jeudi, Charles m'a accompagné vendredi matin au château de Nymphenburg  où nous avons visité les quatre pavillons éparpillés dans le parc. L'après-midi a été consacré à l'Olympiapark et le musée BMW. Attention ce musée coûte un bras, mais arrivés une heure avant la fermeture, nous avons eu droit à une réduction de 50% (pas cher, pas cher...). Nous avons pu admirer 2 James Bond's cars: celles de "Goldeneye" et de "Demain ne meurt jamais".
Le lendemain, nous avons commencé notre week-end de cure, avec Timothée, au bord du Starnbergersee, un lac tout près de Munich, celui-là même dans lequel Louis II de Bavière est mort noyé. Nous sommes passés devant le château de Possenhofen qui servait de résidence d'été à la famille des parents de celle qu'on nomme vulgairement Sissi.
Nous vîmes aussi la "perle au bord de l'eau" (de façon moins poétique, on dit simplement un hôtel) dans laquelle son altesse impériale Élisabeth d'Autriche est venue se reposer en cure pendant plus de 14 ans. Enfin j'ai pu faire une (très petite) cure de bateau: pendant 5 minutes, nous avons pris un ferry qui nous a déposés sur la seul île de ce lac: la Roseninsel. Sur cette île se situe un "casino"  (lieu où le prince électeur de Bavière venait souvent juste pour une journée avec sa famille pour se détendre) au milieu d'une très belle roseraie.
Dans ce casino, rien ne va plus: ici pas de cuisine, il n' y en avait pas besoin quand la famille royale ne se déplaçait que pour une journée. Par contre, on trouve ce que notre guide nous a présenté comme les premières WC  d'Europe: le mécanisme est très proche de ce qu'on connaît actuellement et c'est beaucoup plus propre qu'à la StuSta (la cité U pour ceux qui n'auraient pas suivi!).
Sur le lac, des aventuriers tentent le spi: avec le vent qu'il y avait, ils ne risquaient pas de partir au lof!
Nous avons continué notre week-end de soins intensifs par une cure de bon air dans les alpes autrichiennes, dimanche, lors d'une randonnée initiée par Joseph avec une grosse partie du groupe de prière auquel je participe. Direction le mont Daniel, non loin de Garmische. 1300 m de dénivelé en montée et autant en descente! J'ai subi! Autant vous dire tout de suite que je suis arrivé (bon) dernier en haut du sommet.
D'autres aventuriers, plus intrépides...
Malheureusement, le temps n'a pas toujours été au beau fixe, mais les paysages magnifiques ont fait un bon contrepoids.

 J'ai pu grâce à ce temps changeant tester de nouveaux soins thalassothérapeutiques: le massage à la grêle, la pélothérapie et l'Almdudler... En Bref, ce fut un week-end très ressourçant, très agréable, mais comme toutes cures, épuisant!